jeudi 23 avril 2015

Un pied cassé, un plâtre,... toute une aventure.


 Après une immobilisation par plâtre de quatre semaines (1ere semaine une gouttière, et 3 semaines de plâtre fermé en résine) mon chirurgien m'a prescrit l'utilisation d'une attelle amovible permettant d'effectuer de légers exercices de la cheville pendant la période d'immobilisation. Cela aurait pour objectif de faciliter le retour aux activités normales, réduire la douleur et améliorer les mouvements de la cheville. Donc je suis l'heureuse propriétaire d'une attelle toute neuve à combiner avec 18 séances avec un kiné, à raison de 3 fois semaine, une demi-heure.
Cependant, après cette période d'immobilisation à 90 degré, l'os est "ressoudé" mais il va falloir réapprendre à marcher, et ce n'est pas aussi facile que je l'avais imaginé. Dans mon esprit, on m'enlevait  le plâtre, j'enfilais ma chaussure et c'était reparti ! Et non ! Malheureusement c'est loin d'être aussi facile.


"Après un merveilleux samedi matin en accueil VIP aux urgences du CHU de Liège, en témoigne mon magnifique bracelet événementiel, je vais vous séduire avec ma toute nouvelle chaussure de course entièrement sur mesure. Blague mise à part, le verdict est tombé: le "nonos" est cassé. Je suis complètement anéantie, trop déçue: ça me gâche mon week-end."          samedi 7 mars 2015

Quand on m'a retiré le plâtre, j'ai tout d'abord observé une  perte de muscle sur la jambe immobilisé. C'est choquant ! La fonte musculaire est impressionnante: ma cuisse et ma hanche sont toutes maigres et la peau tombe comme un gant de toilette, c'est monstrueux. Les muscles ont perdus leur volume et leur force. 
Si au moins j'avais été prévenue, j'aurais fait quelques exercices afin d'éviter cette atrophie musculaire. Mais on est mal préparé, on ne nous dit rien si on ne pose pas les bonnes questions.

Dans les premières phases de la rééducation, la kiné me fait faire des exercices d’étirement (stretching), avec précaution, c'est elle qui tient et dirige mon pied, pour tenter de récupérer l’amplitude des mouvements de flexion-extension. C'est pas gagné ! L'œdème est toujours bien présent, le pied est encore bien gonflé, et l'effort est douloureux. Je porte mon attelle jour et nuit, et quand je la retire pour les exercices (même passifs), mon pied me semble peser affreusement lourd.


Là, après 4 séances de kiné, je n'arrive toujours pas à effectuer des rotations avec mon pied. J'avoue que je commence à attraper peur et j'ai le doute de ne plus jamais remarcher. C'est horrible ! J'angoisse parce que j'ai l'impression que je ne remarcherais plus jamais, il semblerait qu'à l'âge adulte, la consolidation complète de n'importe quel os, c'est 3 mois tout compris, et il va donc me falloir de la patience et ne pas désespérer, même si pour l'instant, j'ai franchement dur de positiver.

Du coup, sans douleur pendant l'immobilisation plâtrée, sans douleur pendant la familiarisation avec l'attelle la première semaine, le fait de ressentir de la douleur avec l'apprentissage et la mobilisation du pied, même si elle n'est pas énorme, me fait prendre peur. L'hématome est encore là et je n'arrive pas bien à différencier la douleur du bleu à celui de l'os cassé. L'imagination aidant, voir mon pied, - que je trouvais déjà laid à la base, peu blanche, veines rouges et mauves apparentes, - maintenant encore plus apparentes, plus violacé, gonflé, me fait évidemment penser au pire. 
Alors qu'en fait, cela est normal, c'est dans ma tête que ça se passe. Il faut que je l'accepte et que j'ose mettre le pied au sol pour commencer à marcher sans plus me mettre des "barrières", la peur de ressentir quelque chose. Je crois que à ce stade, c'est la volonté qui fait le plus. Arrêter de me dire je veux tenter de marcher, de poser le pied, MAIS.... Ce mais qui bloque la volonté. Il faut essayer ! 
Je suis une impatiente, et je voudrais toujours que tout aille vite. Il me faut apprendre aussi à faire les choses en douceur, au rythme de mon corps, sans brusquer et apprendre à "écouter" ces signaux que sont la douleur. 
Je ne suis pas douillette, et pourtant je suis une vraie couillonne, j'ai peur de souffrir. 


En bref, il est inutile de tenter de brûler les étapes pour peut-être gagner un mois, si le prix à payer est une tonne de complications plus tard dans ma vie. Mais vraiment, c'est dur: C'est déprimant et démotivant, la crainte, la peur de la douleur, il faut que la tête et le moral suive, et le moral, il est dans les chaussette !
Maintenant, mon objectif est de me remuscler, et vite retrouver ma mobilité. Je dois retrouver progressivement de l'amplitude articulaire et ma liberté de mouvements, le médicament miracle ou une baguette magique n'existe pas, il va falloir travailler.
Mais quels sont les exercices à faire si l’on ne peut pas poser le pied par terre (sans charger le poids du corps sur le pied) ? Quels sont les exercices simples, à réaliser seule chez soi sans danger, et qui favorisent le fait de pouvoir remarcher ?

Perso, je tente le vélo d'appartement, mais sans résistance, espérant réhabituer mon pied et ma jambe au mouvement naturel de la marche grâce au pédalier. 

Notez que je ne suis pas médecin, ni une professionnelle, chaque cas est différent et ceci est mon expérience personnelle, les meilleurs conseils étant à demander à votre médecin qui connais votre cas en particulier de fracture. 

Je fais surtout confiance à ma kiné pour la Rééducation hors plâtre, pour l'instant en appui sur les béquilles, et le pied soutenu par l'attelle, le temps que ma cheville retrouve sa force de supporter mon poids et les mouvements. 

Je ne suis pas encore à la rééducation à la marche en charge totale: la récupération des amplitudes articulaires, tonification musculaire et stabilité fonctionnelle ça prend du temps. C'est fou ! C'est long. 

Nos pieds, ils nous apportent de la liberté, ils nous transportent de joie. Un bel article d’éveil et de sensibilisation à la prise en compte de nos pieds, sur lesquels tout repose…

http://www.lepape-info.com/sante/rendre-le-pied-fort-et-intelligent/